Le Diabète de Type 2

Le diabète de type 2 

En France et dans le monde occidental, le nombre de cas de diabète de type 2 est en constante augmentation.

Le manque d’hygiène de vie, surtout alimentation trop riche et déséquilibrée (graisses et sucres), le manque d’activité ou d'exercice physique, le stress et la société de consommation poussent les individus vers des pathologies en constante augmentation telles que l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète, le surpoids ou l'obésité et autres complications etc.

De nos jours :

Nous consommons 50kg de sucre (glucides) par personne et par an contre 2.4kg en 1840. A cette époque, le sucre provenait essentiellement de la canne cultivée dans les colonies.

L’ANSES recommande aux pouvoirs publics de limiter la disponibilité de produits sucrés en distribution automatique en particulier dans les lieux d’éducation ?? Qu’en est-il ? Et de prendre des mesures visant à limiter l’incitation à la consommation de produits sucrés (publicité, audio etc.) [1].

Les édulcorants :

Remplacer le sucre par des édulcorants augmente le risque de développer un diabète de type 2, altère l’équilibre de la flore bactérienne intestinale entraînant une intolérance au glucose[2] avec un risque accru de gain de poids. 

Définition du diabète de type 2 ou diabète sucré :

D'une manière générale, le diabète peut être divisé en deux catégories :

  • Le diabète à médiation immunitaire (diabète de type 1)
  • Le diabète à médiation non immunitaire (diabète de type 2)

Le diabète de type 2 est un trouble métabolique courant caractérisé par une hyperglycémie chronique. Il apparaît généralement après 40 ans et peut être méconnu pendant plusieurs années.

Les meilleurs prédicteurs ou dépistage de cette pathologie sont une glycémie à jeun élevée, l’obésité et une altération de l’action de l’insuline :

  1. Le pré-diabète : Hyperglycémie à jeun dépistage sanguin : Glycémie entre 1.10 g/l (6.1 mmol/l) et 1.25 g/l (6.9 mmol/l) après un jeûne de plus de 8 heures.
  2. Le diabète dit sucré : Est défini par l’élévation chronique de la concentration ou taux de glucose dans le sang (hyperglycémie, trouble de la sécrétion et/ou action de l’insuline).
    1. Une glycémie > 1.26g/l (7.0 mmol/g)
    2. Ou symptômes de diabète :  Personnes diabétiques peuvent présenter une polyurie (fréquente envie d'uriner ou miction fréquente), polydipsie (soif fréquente), amaigrissement
    3. Ou glycémie > 2g/l.

Le glucose est un ose 

Un ose est un sucre ! Il est d’origine exogène (alimentation) ou endogène (glycogène, graisses ou protéines transformées en glucose lors de la néoglucogénèse/jeûne).

La régulation de la glycémie :

Lorsque votre glycémie est élevée : L’insuline, hormone hypoglycémiante produite par le pancréas, se fixe à des récepteurs dans les parois cellulaires et permet au sucre de rentrer dans la cellule via des transporteurs type Glut.

Lorsque votre glycémie est basse : Le glucagon est une hormone produite par le pancréas dont la fonction permet d’augmenter la glycémie. Il mobilise le glycogène (sucre stocké) au niveau du foie pour le libérer dans le sang.

Les facteurs de risques et l'étiologie (causes) :

  • Un surpoids ou une obésité[3] (IMC > 25 kg/m²)
  • Un antécédent de diabète familial au premier degré (père, mère, frère[s], sœurs)
  • Une origine non caucasienne
  • Chez les femmes, un antécédent de diabète gestationnel ou de naissance d’un enfant pesant plus de 4 kg
  • Une hypertension artérielle traitée ou non traitée
  • Une dyslipidémie traitée ou non traitée
  • Un traitement pouvant induire un diabète (antipsychotiques atypiques, corticoïdes, etc.) ou un antécédent de diabète induit

Les traitements allopathiques souvent préconisés pour les diabètiques :

Traitement hypoglycémiant (antidiabétique) de type Metformine, (et injection d'insuline selon le taux de glucose ou glycémie à jeun ou HbA1c).

Evaluation des risques cardiovasculaires : Statine etc.

Des conseils diététiques (Les personnes atteintes de diabètes peuvent également souffrir d'hypoglycémie). 

Activité physique (Cardiologue : Eventuel bilan à l’effort)

Espérance de vie réduite et prévalence :

Espérance de vie réduite en raison d’un risque accru de maladie cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral, de neuropathie périphérique, de cécité et d’amputation etc.

Sur 23,6 millions d'Américains touchés, 90 % ont un diagnostic clinique de diabète de type 2. En France, plus de 3,5 millions de personnes sont traitées par médicament pour un diabète.[4]

Il y a quelques années, le diabète de l’enfant était essentiellement considéré comme étant de type 1. (Forme autoimmune qui mène à une déficience en sécrétion d’insuline). Le diabète 2 est maintenant une pathologie que l’on retrouve en pédiatrie. Selon une étude américaine, soit 1,5 pour 1500 adolescents âgées de 12 à 19 ans étaient diabétiques entre 1988-1994[5].

En 2010, le diabète touchait 6.6% de la population mondiale soit un peu plus de 285 millions de personnes. On l’estime à 7.1% en 2030. NB : En Amérique du nord, on l’estime à 10.2%.[6]

Cette épidémie représente un défi économique et social croissant que les stratégies thérapeutiques, nutritionnelles, pharmacologiques tentent d’enrayer.

Quels que soient les cas, une constante fonctionnelle est l’insulinorésistance caractérisée par une diminution de l’action de l’insuline.

NB : Le rôle de la mitochondrie serait impliqué[7] (Nos petits poumons cellulaires indispensables à la production d’énergie (ATP) de la cellule). En effet un défaut de fonctionnement de cette centrale énergétique pourrait être impliqué dans les mécanismes d’utilisation du glucose et des lipides.

La résistance à l’insuline et ses mécanismes :

La résistance à l’insuline se traduit par la réduction de captation du glucose (sucre) au niveau des tissus cibles ou des cellules musculaires en particulier. Les cellules deviennent moins sensibles à cette hormone (insuline) et le glucose reste dans le sang → élévation de la glycémie.

La régulation de la concentration de glucose (sucre) dans le sang est sous la dépendance de l’insuline. Elle favorise donc le stockage du glucose.

L’insulinorésistance est souvent accompagnée d’un surpoids abdominal (tour de taille supérieur à 102cm chez les hommes et 88cm chez les femmes).

 

Les bilans sanguins ou biologiques en médecine courante :

  • La glycémie à jeun
  • HbA1c : Hémoglobine glycée, profil de la glycémie sur 3 mois
  • Le HOMA : Très rarement prescrit : Résistance à l’insuline augmentée. Sa base est le rapport entre insulinémie et glycémie.
  • Le QUICKI : Très rarement prescrit : Index de sensibilité etc.

La prise en charge en médecine fonctionnelle  et les tests de résistance à l’insuline :

  1. Analyses biologiques :

Un ensemble d’analyses biologiques permet d’évaluer le niveau de micronutriments qui sont impliqués dans le développement de troubles métaboliques tels que l’obésité, le diabète de type 2 et le syndrome métabolique.

« Les causes de ces pathologies sont à rechercher, en ce qui concerne le régime alimentaire, plus au niveau qualitatif que quantitatif. Sur les 50 dernières années, les apports caloriques n’ont pas significativement augmenté et ceux en graisses ont même plutôt diminué. Il apparaît que les facteurs responsables de la résistance à l’insuline s’érigent de plus en plus comme des acteurs fondamentaux dans l’apparition des troubles métaboliques »[8].

Quelques exemples d’analyses préconisées :

  • Le profil des acides gras : Ils ont une importance capitale pour le bon fonctionnement de nos cellules et de nos récepteurs à l’insuline
  • Les indices HOMA et QUICKI : Evaluent la résistance et la sensibilité à l’insuline
  • Le Chrome : Nécessaire à l’activité du récepteur à l’insuline
  • Le magnésium : Sa carence contribue à la résistance à l’insuline
  • Les dosages de la TSH (Thyroïde), de diverses vitamines, du sélénium, du zinc sont également inclus dans ces bilans d'investigation préventive ou spécifiques.
  • Microbiote intestinal (si besoin – Dysbiose, SIBO, Candidose)
  • Autres paramètres selon la clinique
  1. Une hygiène de vie saine :

La prévention agit sur les déterminants socio-environnementaux et les comportements favorables à la santé à savoir :

  • Alimentation saine (Réglage alimentaire)
  • Activité physique (Reprise d’une activité physique en accord avec votre médecin prescripteur)
  • Gestion du stress : (Pulsions sucrées, hypnose, Burn in, Burn out etc)
  • Prise en charge des carences alimentaires et micro-nutritionnelles* sur la base de la médecine 4P :
    • Prédictive
    • Personnalisée
    • Préventive
    • Participative

Selon le Pr Leroy Hood, biologiste américain « l’art médical nécessite une transformation vers une discipline proactive avec comme objectif ultime la santé globale de l’individu ».

Le patient devient acteur et donc participatif au projet thérapeutique.  La médecine intégrative place le patient au cœur de la réflexion et pas seulement sa maladie.

*Il existe de nombreuses alternatives thérapeutiques, exemple :

Un complément aussi efficace que la metformine ? La berbérine. Il constitue le traitement de choix pour lutter contre le diabète de type 2. Ses actions principales :

  • Protège les cellules-bêta du pancréas (Qui fabriquent l’insuline)
  • Booste la synthèse d’insuline
  • Augmente l’activité des transporteurs et des récepteurs à l’insuline
  • Favorise l’utilisation du glucose comme source d’énergie etc.
  • Réduit les triglycérides et le cholestérol et améliore votre microbiote Etc.

Des laboratoires proposent une association synergique de plantes, de vitamines et d’oligoéléments pour maintenir le taux normal de glucide sanguin*.

*NB : Un complément alimentaire ne peut pas remplacer une hygiène de vie et alimentaire équilibrée.

  1. TEST Questionnaires   

Evaluer votre risque de diabète de type 2 : Basé sur le test validé FINDDRISC (Finnish Diabetes Risk Score). Questionnaire d’évaluationlien à venir.

Evaluer vos symptômes physiques généraux. Prend en compte l’intensité et la fréquence de divers symptômes de différents systèmes.[9] Télécharger le Questionnaire d’évaluation (A venir)

Médecine intégrative et autonomie :

La médecine intégrative incite non seulement à être « participatif », mais également à devenir acteur de sa santé et autonome dans la gestion de celle-ci.

Le patient doit rester au cœur de sa santé et sa prise en charge ne doit pas uniquement consister à donner un médicament pour un symptôme.

Pour optimiser votre prise en charge ou pour plus de questions – Contactez Laurence Fuhrmann

 

[1] ANSES Sucres dans l’alimentation - 2018

[2] NIH Curr Diabetes Rev.2018 ; 14 (4) :350-362. Aspartame : Should Individuals with type 2 Diab be takin git ?

[3] Has-Santé, Guide Parcours de Soins, Diabète de type 2 de l’adulte Mars 2014

[4] Santé Publique France, 2021

[5] Santé Publique France, 2002 L’apparition du diabète de type 2 chez l’enfant.

[6] Enfance-Adolescence-Diabete.org – Internation Diabetes Federation.

[7] Med Sci (Paris) 2008 ; 24 : 127-128, INSERM, Insulinorésistance et Fonction Mitochondriale. Rémy Burcelin.

[8] LIMS – Laboratoire d’analyses Médicales- BIP Métabolisme -

[9] Bionutrics-QSM Questionnaire des symptômes médicaux


La colopathie fonctionnelle et les MICI

La colopathie fonctionnelle et les maladies inflammatoires de l’intestin

Plus je pratique la médecine fonctionnelle et plus je me rends compte de l’importance de l’intestin, un système organique majeur pour obtenir une santé optimale.

En médecine fonctionnelle, nous comprenons que la guérison du corps commence par la guérison de l’intestin.

Notre intestin et les tonnes de bactéries qui y résident régulent un bon nombre de fonctions, de la synthèse des vitamines, au contrôle de notre système immunitaire, de notre fonction cérébrale au système métabolique et gestion de notre poids.

La santé de notre microbiote est devenue une priorité absolue, soit des microorganismes 10 fois plus nombreux que toutes les cellules de notre corps !

Les causes ?

Notre vie moderne est délétère pour notre santé intestinale. Le régime occidental est appauvri en nutriments essentiels à nos bactéries intestinales.

Les produits chimiques, les aliments transformés, les toxines environnementales ne font qu’aggraver la situation et sont largement dommageables pour notre santé intestinale.

Des aliments ultra-transformés, riches en sucre raffinés, amidons, pauvres en fibres et prébiotiques. En outre, certains d’entre nous sommes également polymédiqués.

Comme un jardin intérieur, notre intestin est envahi de mauvaises herbes qui prennent le dessus.

Le stress chronique est une des principales raison de consultation : Les cas d’anxiété et de dépression sont en hausse de 25 % dans le monde en raison de la pandémie de COVID-19 - OMS Mars 2022.

Etat des lieux ?

Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) font partie des priorités de santé publique en gastroentérologie du fait de leur prévalence en augmentation, de leur chronicité, de leur fort retentissement sur la qualité de vie des malades en ALD.

Au total, l’analyse estime qu’environ 5,1 millions de personnes ont été prises en charge en 2016 pour une pathologie digestive, dont 1 million pour pathologies chroniques, en augmentation de 8% par rapport à 2012 (soit 2% par an environ).

Pour les MICI, les estimations sont proches des estimations réalisées par la CNAM en 2015 qui retrouvait 212 700 individus avec une MICI en France.

[1]

NB : Plus de 20 millions d’américains souffrent de colopathie fonctionnelle ou troubles digestifs.

Des troubles responsables d’un bon nombre de pathologies :

  • Acné
  • Troubles de l’humeur
  • Maladie auto-immune
  • Troubles thyroïdiens
  • Problèmes de concentration, mémorisation
  • Dépression, anxiété
  • Et la plus part des maladies chroniques de civilisation

Maintenir cette santé intestinale n’est pas évidente et s’appuie sur un programme spécifique :

Programme 4 P :

  • Précis,
  • Prédictif,
  • Préventif et
  • Participatif

Une méthode théorisée par un biologiste américain, le Pr Leroy Hood. Selon ce chercheur :

« L’art médical nécessite une transformation vers une discipline proactive avec comme objectif ultime la santé globale de l’individu »

Les médecines traditionnelles (MTC, Naturopathie, Ayurvéda …) ne fonctionnent pas autrement. Le concept de ces thérapies se base sur le déséquilibre du terrain qui provoque la maladie.

Devenir acteur de sa santé fait partie de la médecine intégrative. Cela peut commencer par un apprentissage du bon questionnement mais la prise en charge ne consiste pas juste à donner un médicament pour un symptôme.

La médecine 4 R :

En médecine fonctionnelle, nous parlons de la médecine 4 R. « Repair, Replace, Regenerate and Reprogram »

  • Supprimer
  • Remplacer
  • Réinoculer
  • Réparer

La médecine du futur se dessine grâce à l’émergence de nouvelles approches thérapeutiques nécessitant des thérapeutes formés à ces nouvelles compétences.

NB : Contrairement à la croyance populaire, les symptômes ne sont pas toujours liés à l’endroit auquel ils sont associés !

Si vous souffrez d’acné, d’asthme ou de dépression, les causes profondes peuvent être localisées au niveau de votre tractus gastro-intestinal.

  1. Supprimer

Tout d’abord, le praticien vous aidera à identifier et supprimer les facteurs ou les intrus qui peuvent contribuer à vos symptômes : (SIBO, Candidose etc.)

Aliments, stress et autres agents pathogènes à travers une variété de tests, d’hygiène de vie, de traitements spécifiques et ciblés.

  1. Remplacer

Certains tests peuvent déterminer les facteurs qui doivent être améliorés : Exemple Digestion défectueuse (enzymes digestives, HCL)

  1. Réinoculer

La variété de votre microbiote intestinal est essentielle à une bonne santé :

Aliments fermentés, prébiotiques, FOS, fibre solubles, probiotiques

  1. Réparer

Réparer la muqueuse de votre intestin peut prendre du temps. En plus d’une alimentation saine, une variété d'aliments et de suppléments peuvent aider à réduire l'inflammation et à soutenir le renouvellement cellulaire de votre tube digestif, tels que :

  • Acides gras oméga 3
  • Glutamine
  • Zinc,
  • Vitamine D

Des études démontrent les effets des acides aminés sur la réduction de l'inflammation, le stress oxydatif et la mort cellulaire dans l'intestin en présence de MICI. Notamment la glycine, qui aurait une activité anti-inflammatoire et immuno-modulatrice. Elle régulerait négativement des molécules pro-inflammatoires (Cytokines)[2].

La gestion du stress

Elle devient une priorité de nos jours avec des thérapies ciblées tels que la mindfulness, la relaxation, l’hypnose : cette dernière ayant des effets bénéfiques sur les symptômes du SII (Syndrome intestin irritable), nombreuses études à l’appui.[3]

A qui s’adresse la méthode ?

Ma méthode se fonde sur une approche globale incluant différentes approches thérapeutiques complémentaires dans la prise en charge de mes patients, autrement qualifiée de médecine intégrative.

Patients souffrant de problèmes digestifs, intolérances, problèmes neuro-hormonaux, intoxications, inflammations peuvent bénéficier de cette méthode…

Les bilans d’investigation préventive

« Aujourd'hui, la médecine reste essentiellement orientée sur la maladie. Or, la maladie survient souvent comme la conséquence de dysfonctionnements, déficits et déséquilibres liés à l'âge, au régime alimentaire, au style de vie, à l'environnement… »[4].

Je m’appuie sur des outils permettant d'identifier ces déséquilibres dans le but de les corriger de façon précise et personnalisée. Ce sont des analyses indispensables à la Santé dans un cadre préventif ou curatif. Ces analyses sont toutefois non remboursées par la SS.

Afin de cibler la prise en charge, j’utilise notamment le bilan d’exploration du microbiote intestinal.

✔ évaluer son microbiote intestinal

✔ disposer d'outils et de conseils afin de l'optimiser et de soutenir son capital santé

« Inspiré par les milliers de publications impliquant le microbiote dans la santé et la genèse de la plupart des maladies, le Laboratoire( LIMS-mbnext) avec lequel je travaille a développé un outil innovant, pointu et performant permettant l'évaluation précise, quantitative et qualitative des bactéries intestinales : la Métagénomique ciblée ».

NB : La prise en charge consiste en :
  1. Consultation 1h15 d'évaluation - Alimentation/digestif/antécédents etc. Journal alimentaire, divers questionnaires à remplir et bilan préconisé.
  2. Résultats analyses (7 à 20 jours) - Consultation 45 minutes - compte rendu et préconisations thérapeutiques
  3. Consultation de 45 minutes → Retour d'expérience et réévaluation de l'état de santé.
NB : Ce processus de prise en charge est important mais pas obligatoire - Il peut être étalé sur le temps au cas par cas et selon le motif. L'assurance maladie ne couvre pas ces prestations. Certaines mutuelles peuvent prendre en charge la consultation initiale. Ces restrictions ne doivent pas être une barrière à votre prise en charge ; j'évalue chaque dossier en fonction de la situation du moment, du motif et des bilans préconisés. Merci
Laurence Fuhrmann - RDV Doctolib

NB : Les informations contenues dans cet article sont destinées à votre usage éducatif uniquement ; elles ne remplacent pas un avis médical professionnel, un diagnostic ou un traitement. Demandez toujours l'avis de votre médecin ou d'autres professionnels de la santé qualifiés pour toute question que vous pourriez avoir concernant une condition médicale et avant d'entreprendre un régime, un supplément ou un autre programme de santé.

 [1] Etat des lieux de l'hépato-gastroentérologie en France - Rapport synthétique Mars 2020

[2] Yulan Liu, Wiuying Wang and Chien-An Andy Hu. Nutriments.2017 Sept. 9(9) :920. Therapeutic Potential Of Amino Acid in Inflammatory Bowel Disease.

[3] A N Webb, RH Kukuruzovic, A G Gatto-Smith, SM Sawyer. Hypnotherapy for treatment of irritable bowel syndrome. Review Cochrane Database Syst Rev. 2007 Oct 17 ;(4) :CD005110

[4] LIMS-mbnext.be


Consommez-vous trop de protéines ?

Votre médecin ou thérapeute souhaite que vous consommiez moins de viande ?

Lorsque l’on pense « protéines », on associe souvent ce mot à des aliments comme la viande, la volaille et les œufs.

Mais qu’en est-il des aliments provenant des plantes ?

Des aliments comme les lentilles, le quinoa qui sont également de bonnes sources de protéines.

Alors avant de jeter un steak sur le BBQ, essayez d’intégrer un peu plus de protéines végétales à votre alimentation !

A en juger les « shakes » et « les barres protéinées » sur le marché, avons-nous vraiment besoin d’autant de protéines ?

La plus part des américains en consomment 2 fois plus qu’ils en ont besoin. (Mayo Clinic Health System)

NB : Sportifs : Vous ne pouvez pas développer vos muscles sans l’exercice qui va avec ! Le corps ne peut pas stocker les protéines : L’excès de calories sera stocké sous forme de graisse.

Les avantages des protéines végétales 

De nombreuses protéines végétales contiennent des fibres, peu de matières grasses et une quantité non négligeable de vitamines et minéraux !

Les recommandations

La quantité moyenne recommandée pour un adulte est :

0.8gr par kg de poids par jour

Soit une personne qui pèse environ 75kg devra consommer 60gr de protéines par jour.

Les sportifs réguliers :

1 à 1.5 gr par kg de poids par jour. Ne pas dépasser 1.6 gr par poids corporel par jour. Comme vu ci-dessus, la prise de complément protéiné ne remplace pas l’entraînement. En savoir plus

Les personnes âgées :

Autour de 40 à 50 ans, la Sarcopénie pointe son nez (perte de masse musculaire en vieillissant – Facteur de fragilité de la personne âgée).

L’apport devrait être augmenté à 1g de protéines par kilo de poids par jour soit environ 75 gr de protéines pour 75 kilos.

  • 235gr de lentilles ou haricots rouges cuits contient environ 20gr de protéines
  • 313 gr de pois chiches cuits contient 20 gr de protéines
  • 100 gr de viande, contient environ entre 17 à 23gr de protéines

Comment obtenir suffisamment de protéines avec des végétaux ?

Houmous :

  • 1/3 de tasse d’houmous contient 6 gr de protéine.

Recette houmous :

  • 250gr pois chiche cuit ou en conserve (bio de préférence)
  • 1 càs huile d’olive et 2 càc de Tahin
  • ½ jus de citron
  • 1 càc de graines de cumin
  • 1 pincée de paprika
  • (Quelques Tomates séchées, poivron rouge, haricot rouge cuit au choix !)

Tofu :

½ tasse de Tofu contient 10 gr de protéines. A la poêle sauté, mélangé dans un smoothies, tofu soyeux pour remplacer les œufs dans une mousse au citron ?

Recette mousse au citron

  • Un bloc de 400gr tofu soyeux
  • 2 citron bio
  • 1 càc d’agar-agar
  • 2 cm de gingembre frais

Râper le gingembre frais, râper les citrons et presser le jus, verser dans une casserole, porter à ébullition et ajouter l’agar-agar au tamis, laisser prendre l’agar-agar. Refroidir, ajouter le tofu soyeux en mixant, réfrigérer 3 heures !

Quinoa :

½ tasse de quinoa fournit 4 gr de protéines. Un substitut du riz ou du taboulé maison. Bien rincer avant de faire cuire.

Noix ou oléagineux :

Une portion de 28 grammes de noix fournit environ 3 à 7 gr de protéines ! Choisissez les non salés et introduisez les dans vos salades, vos céréales, votre quinoa et au goûter !

Les légumineuses :

Une ½ tasse fournit 7 à 10 gr de protéines.

Haricot dans un chili, tacos ou salades, lentilles en entrée ?

Mélanger pour une tartinade avec une Escalivade de poivron rouge ? Un délice.

Rajouter de lentilles corail à vos soupes le soir pour rassasier vos estomacs gourmant !

 

Le meilleur moment pour les consommer ?  

Il est recommandé de les répartir sur la journée.

Choisissez de manger protéiné dès le petit matin : Booste la synthèse de dopamine (concentration, mémorisation) →

Certaines études récentes montrent que le déplacement de certaines protéines du souper au petit-déjeuner peut aider à la gestion du poids en diminuant la faim et les fringales tout au long de la journée. (Mayo Clinic M Dorfner - 2017)

Recette galettes protéinées pour le petit déjeuner :

  • 130gr flocons d’avoine
  • 2 œufs biologiques
  • 300cl de lait de riz (laissez poser 10 minutes)
  • Graines de votre choix et épices
  • Mélanger le tout et faire cuire comme des pancakes.

Les porridges sont une autres alternatives : Flocons d’avoine, graines de chia, boisson d’avoine, fruits rouges !

Et privilégiez les protéines végétales le soir : Booste la synthèse de la sérotonine (hormone de l’apaisement, précurseur de la mélatonine, l’hormone du sommeil !)

Si vous utilisez un complément protéiné : (Un supplément intéressant pour les végétariens et les végétaliens)

Mais attention : Choisissez une boisson pauvre en gras saturé, sans sucre ou moins de 5gr, moins de 200 calories, généralement les portions sont généralement 75gr de protéines pour 100gr (végétale ou whey protéines – animales). 

NB : Privilégiez des protéines biologiques sans colorants artificiels et conservateurs.

 Et si vous en consommiez trop? Un exemple :

  • Un œuf dur, une banane et un yaourt grec = 20 gr de protéines
  • Un muesli ? 8.5 gr pour 100 gr
  • 100 gr de poulet, une demi-tasse de riz et ½ tasse de légumes = 25 gr protéines
  • 100 gr de crudités en moyenne : 4 gr de protéines
  • Un steak et une purée de pomme de terre : 30 gr de protéines ou une quiche en soirée ? 11gr/100gr

A cela viennent s’ajouter, les oléagineux, les desserts…

 

NB : Les maladies cardiovasculaires  

Jusqu’à 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités en adoptant un mode de vie sain, y compris une saine alimentation.

Les gras saturés (que l’on appelle aussi acides gras saturés) sont présents naturellement dans les produits d’origine animale, tels que les viandes, les œufs et les produits laitiers, ainsi que dans certaines huiles végétales, comme les huiles de noix de coco, de palme et de palmiste.

Ces dernières que l’on retrouve également dans la pâtisserie et la boulangerie ainsi que les produits alimentaires frits et transformés.

En excès, ces acides gras saturés sont associés à une augmentation des risques CV.  Ce qui ne veut pas dire, que vous ne pouvez pas en consommer !

Ce n’est qu’une question de qualité, de quantité et de biodisponibilité * !

*La biodisponibilité désigne la quantité du nutriment qui atteint la circulation sanguine et est disponible pour l'organisme comparé à la quantité ingérée.

NB : Une mauvaise mastication, le stress, l’hypochlorhydrie diminuent la biodisponibilité d’un aliment.


La pandémie, vous a-t-elle rendu anxieux?

La pandémie vous a-t-elle rendu anxieux?

Avons-nous atteint le stade endémique ? Sommes-nous sortis de la Covid-19 ? Devons-nous adopter un état d’esprit selon lequel le virus fait maintenant partie de nos vies, comme la grippe et continuer à vaquer à nos habitudes ?

Au fur et à mesure que de nouveaux variants « Covid » apparaissent avec la fluctuation de nouveaux cas, des questions apparaissent mais sans réponse définitive, ce qui entraîne une fatigue mentale, l'augmentation de l’anxiété, de la dépression et de colère persistante.

Deux ans déjà depuis le début de la pandémie.

Les patients sont frustrés, anxieux. (Mayo Clinic). Ils hésitent entre : Je vais au cinéma ou pas, je pars en vacances ou pas, je mets le masque ou pas…

Cet état récurrent d’anxiété est mentalement épuisant, fatigant.

La recherche a montré tout au long de la pandémie, une augmentation croissante de frustration, d’agitation et de colère, cette dernière nommée « Colère pandémique » par le corps médical, est un véritable problème de santé mentale auquel de nombreuses personnes sont confrontés. [1]

La colère pandémique

Alors comment réagir ? Nos nerfs sont à vif, on s’agace facilement… Ce virus joue avec nos humeurs… Les flux d’informations en continu, les restrictions sanitaires, retour du pass-sanitaire ou pas ? Une incertitude et une angoisse qui se traduisent par une humeur négative qui finit par affecter notre entourage et nous-même.

Quelques idées pour y voir plus clair 

  1. Prenez du recul, observez et cesser de ruminer

Respirez profondément, couper le téléphone un weekend, limiter le JT de 20h et faites attention à ce qui se passe sur le moment, sans juger…

Que remarquez-vous ?

  • De la colère ?
  • De la frustration ?
  • Une sensation d’oppression ?
  • Une sensation de chaleur ?
  • La mâchoire se serre, comme une envie de hurler, de crier ?
  • L’envie de s’enfuir ?

Le simple fait de ralentir et d’observer « la colère » par exemple, peut la rendre moins écrasante.

Rumination ? Elle est connue pour entraîner des niveaux élevés d’anxiété et de dépression.

Connaissez-vous le signe rouge STOP ?

Dès que vous sentez votre esprit s’emballer, mettez un terme à ce petit vélo en imaginant un grand signe STOP. Respirez…  Vous pouvez aussi imaginer une gerbille qui tourne dans son moulin… Donnez-lui un nom « BOB » et dites-lui d’arrêter de tourner !

 

  1. Autoriser la colère à être présente

Les gens essaient souvent d’éviter ou de se débarrasser d’expériences désagréables, y compris les pensées et les émotions… Par exemple : S’en prendre à quelqu’un peut vous faire sentir mieux.

Contrôler l’incontrôlable et essayer de se débarrasser de sensations négatives est difficile. Cela ne signifie pas que vous devez accepter la situation qui vous a mis en colère, mais essayez de consacrer votre énergie à apprendre à contrôler la manière dont vous réagissez.

 

  1. Tout contrôler ?

On ne peut pas contrôler l’avis des gens, le surplus d’informations quotidiens, les désaccords de certains sur la politique, sur les restrictions de travail et autres situations liées à la crise actuelle ; informations auxquelles viennent s’ajouter la guerre en Ukraine, les conséquences géopolitiques, les prix qui flambent, les conflits, et surtout après deux ans de crise sanitaire !

Non, nous ne sommes pas des " Wonder Women" ou des "Superman" !

 

Vous vous êtes certainement posés cette question : « A-t-on le droit de se plaindre? Nous ne sommes pas sous les bombes en France »… mais l’empathie est un facteur d’anxiété majeur… s’identifier à ces gens qui vivent sans toit, qui ont perdu un proche et tous leurs repères »… Acceptez qu’il soit normal de se sentir mal dans la situation actuelle.

Et c’est le moment d’adapter notre mode de vie à ces défis qui nous préoccupent.

 

  1. Choisissez une action efficace

Qu’est ce qui a fonctionné pour vous de par le passé ? Bien que cette pandémie ou situation soit une situation unique dans nos vies, elle n’est certainement pas la première mauvaise expérience que vous avez vécue ?

Si quelque chose a fonctionné dans le passé, cela fonctionnera à nouveau !

Quelles étaient vos stratégies ?

  • Un bain, une douche ?
  • La prière
  • La méditation ?
  • Un bon livre ?
  • La pleine conscience ? C’est une technique reconnue à travers de nombreuses études pour ses effets calmants et apaisants sur nos émotions désagréables.
  • L’exercice physique ? Une routine régulière est un moyen efficace pour réduire l’anxiété et booster la synthèse du BDNF (En savoir plus).

Des attitudes simples, comme prendre ses repas à heures régulières et se coucher à la même heure même les weekends, aident votre corps à réguler votre rythme.

  • Cuisinez ou pelez des pommes de terre en pleine conscience (sans penser à autre chose) fait partie d’une de mes stratégies !

Attention à l’automédication : Café, drogues, alcool, marijuana  pour atténuer l’anxiété ou le manque d’énergie nuisent à votre santé et peuvent aggraver la dépression et l’anxiété[2].

D’autres solutions ?

  • Le yoga (ASANA REBEL) quelques € par mois, une APPS efficace et très professionnelle (Version française et anglaise) APPS Android/Apple - En savoir plus.
  • Un bilan de terrain "Protéomis" et une approche phyto-thérapeutique personnalisée selon le résultat de votre bilan pour gérer les troubles sérotoninergiques ou de stress chronique : Plus d’informations suivez ce lien
  • L’auto-hypnose Plus d’information suivez ce lien: Utilisée par des professionnels de santé, psychologues, médecins, l'auto-hypnose permet la prise en charge d’un bon nombre de pathologies :

On retrouve notamment : l’anxiété,  les phobies, les troubles du sommeil, les troubles alimentaires, les douleurs chroniques ou le syndrome du côlon irritable. L’auto-hypnose est facilement pratiquée à domicile (ou au travail). Les exercices appris en consultation vous permettent d’entrer rapidement dans un état de relaxation profond.

  • La sophrologie
  • Les Mentastics ou méthode Trager ? Cette approche, à travers le toucher doux et le mouvement léger, donne une prise de conscience du corps et permet le relâchement de schémas profondément ancrés. (En surfant, j’ai découvert cette technique !)

Et pour clôturer ?

Goûter à la solitude quelques jours… Portable et télévision éteints.

Testez l’algothérapie ou l’enveloppement aux algues… Apportant sels minéraux, oligo-éléments, de quoi se sentir purifiée, soulagée.

Une détente incomparable, un cocon d’algues avec un concentré d’algues 100 000 fois supérieur à l’eau de mer :

Calcium, magnésium, potassium, fer, fluor, zinc, iode, phosphore etc.

Avec de belles vertues thérapeutiques !

Merci RDV Doctolib.

 

[1] Amandadyslin June 15 2022, Mayoclinic, Does the pandemic have you Pangry ?

[2] Dr Elisa M Brietzke, Mars 2022, Méthodes fondées sur des preuves pour éviter la dépression et l’anxiété liées au Covid-19


Et si la solution était dans les choux ?

Le sulforaphane, une molécule qui mérite toute notre attention.

Nous vivons à une époque où la médecine moderne est fortement axée ; entre autre ; sur le soulagement des symptômes avec des produits pharmaceutiques, offrant de nombreuses solutions pour répondre à cette demande. Cependant, il devient de plus en plus évident que ces produits n'apportent généralement qu'un soulagement symptomatique de courte durée et pour des pathologies qui sont responsables d'un bon nombre d'inconforts ou de troubles rapportés en consultation.

Des solutions plus naturelles ?

Ainsi, de nombreux patients se tournent vers des solutions plus naturelles, susceptibles de cibler les causes fondamentales des maladies. Ces agents dits naturels sont d’importants régulateurs de processus pathologiques, y compris le cancer, avec des rôles oncogène ou suppresseur de tumeur[1] tels que :

  • l’épigallocatéchine gallate (EGCG) du thé vert,
  • la Génistéine,
  • les flavonoïdes,
  • la curcumine etc.

Les composés phytochimiques (contenus dans ces plantes) peuvent influencer les processus de défense cellulaire "endogène" avec une action pertinente dans la prévention et le traitement des maladies.

La médecine allopathique et pharmaceutique s'est historiquement tournée vers les plantes comme sources de matières premières pour le développement de médicaments ; ces derniers étant généralement assez différents de ce que peut offrir le Totum d’une plante.

Cependant, l'objectif de la nutrithérapie est de conserver la plante bioactive aussi près que possible de son état d’origine pour induire une réponse thérapeutique significative.

Aujourd’hui, je vais vous parler principalement d’une molécule dont les propriétés ont fait l'objet de nombreuses études ces dernières années :

Le Sulforaphane (SFN).

Selon des études, Le SFN apparaît comme une plante avec une biodisponibilité relativement élevée comparé à des polyphénols présentant une faible biodisponibilité. Il est identifié comme une molécule capable de réduire l’inflammation. (Scientifiquement parlant : SFN inhibe la liaison entre LPS-TLR4)[2], et aux pouvoirs antioxydants remarquables.

Le Sulforaphane dans le corps ?

C’est un composé sulfuré du groupe des isothiocyanates que l’on trouve dans les légumes crucifères, comme les choux de Bruxelles, le chou-fleur et en plus forte concentration dans le brocoli.

Nous ne pouvons pas obtenir directement le sulforaphane du brocoli :

La Glucoraphanine, son précurseur, doit tout d’abord être décomposé en sulforaphane grâce à une enzyme, la Myronisase, qui est activée en mastiquant ou en mâchant généreusement ses crucifères !

Certaines bactéries intestinales produisent également cette enzyme (Myrosinase) afin de métaboliser dans l'intestin la glucoraphanine contenue dans les crucifères en sulforaphane.

Les particularités du Sulforaphane ?

  1. Action sur les pathologies neurodégénératives :

La plus part des maladies neurodégénératives aigües et chroniques, y compris les lésions traumatiques cérébrales, la maladie d’Alzheimer, la SEP et la maladie de Parkinson partagent des caractéristiques communes telles que le stress oxydant, l’inflammation et la dégénérescence neuronale.

Le Sulforaphane a démontré des effets neuroprotecteurs dans de nombreuses études. [3] Il a la capacité de traverser la Barrière Hémato-Encéphalique (BHE) et réduirait la neuro-inflammation.

  1. Action sur la santé hépatique/foie :

Le SFN induirait l’expression d’enzymes de phase 2 dans la détoxification hépatique comme la glutathion-S-Transférase et la glucuronosyltransférase, et participerait à l’élimination des xénobiotiques ou polluants exogènes.

Maintenir un niveau élevé de glutathion est essentiel pour promouvoir une santé optimale.

  1. Action sur l’inflammation :

Le SFN diminue la production de molécule (Cytokines) pro-inflammatoires.

  1. Action sur le syndrome prémenstruel :

La dominance oestrogénique est un déséquilibre hormonal qui se produit entre les niveaux d’oestrogènes et de progestérone. Ce déséquilibre peut entraîner des symptômes plus ou moins gênants tels que ballonnements, irritabilité, anxiété, douleurs, saignements abondants etc.  La prédominance oestrogénique peut conduire à d’autres pathologies tels que les fibromes, l’endométriose, le SOPK et les cancers hormonodépendants.

Comme vu dans le paragraphe précédent, la détox hépatique est un processus complexe. D’un point de vue diététique, les légumes crucifères ont démontré leurs effets sur les deux étapes de la détoxification hépatique, étapes importantes dans le rééquilibrage d’un excès d’oestrogènes.

La consommation de brocoli et de légumes verts (radis, chou frisé, navets, chou vert, chou-fleur, Kale) vous permet d’augmenter votre apport en SFN et donc d’optimiser la réduction du taux d’oestrogènes. Une autre molécule contenue dans le brocoli, le "DIM" que nous verrons plus bas, offre de puissants effets sur le métabolisme des œstrogènes (maintient un niveau équilibré d’œstrogène dans le corps et réduit ses effets parfois délétères).

Le sulforaphane (SFN) n’est qu’un élément positif du puzzle ! La fonction digestive doit être optimale en débutant par une bonne mastication. Si vous souffrez de dysbiose (ballonnements, constipation, diarrhée, flatulence, colopathie fonctionnelle etc.), les métabolites des oestrogènes éliminés par le foie auront du mal à être excrétés via la bile et les selles.

Où trouver du SFN ?

  1. Les germes de brocoli contiendraient la source la plus concentrée de SFN. La germination de graines de Brocoli augmente la valeur nutritionnelle et la meilleure source de glucoraphanine soit beaucoup plus de Sulforaphane ! Pour cela ; si vous êtes patients ; munissez-vous d’un plateau de germination et de graines de brocoli. Penser à rincer régulièrement les graines et réfrigérer une fois germées.
  2. Augmenter votre consommation de brocoli qui soit dit en passant diminue les risques de cancer hormonaux dépendants tels que le cancer du sein[4]. La consommation quotidienne de brocoli (100 gr) apporte également d’autres composés tels que l’Indole-3-Carbinol (I3C) et en particulier l’un de ses métabolites (le di-indolyl méthane ou DMI), une phytohormone aux propriétés anti-cancéreuses[5]. A défaut d’un apport quotidien, la consommation de brocoli au moins 2 à 3 fois par semaine peut faire une belle différence !
  3. La supplémentation est une option qui permet de connaitre exactement la quantité de glucoraphanine biodisponible. De nombreux laboratoires proposent des compléments riches en sulforaphane, DIM ou Indole-3-Carbinol. Renseignez-vous auprès de votre thérapeute.  

Conclusion :

Que ce soit à la recherche de ses propriétés anti-âge ou antioxydantes, pour diminuer l’inflammation ou vos troubles prémenstruels etc. Vous connaissez maintenant les moyens d’introduire dans votre alimentation des choux, des crucifères ou tout particulièrement de jeunes pousses de brocoli pour les propriétés étonnantes du SFN sur votre santé.

De nombreuses études démontrent l’intérêt du glutathion, un antioxydant majeur et les possibilités  d’augmenter cette molécule grâce à la consommation d’aliment riche en SFN.

Privilégiez des choux biologiques ! La sélection et la préparation optimale des crucifères influent sur la quantité de glucosinolates donc de SFN. Le blanchiment des légumes ou la cuisson à basse température permettent une bonne conservation de leurs nutriments essentiels.

Et à défaut « d’être dans les choux », laissez « Germer » vos choux et profitez de leurs vertus surtout celle du Sulforaphane !

Laurence Fuhrmann – DUE Micronutrition, alimentation, prévention et santé

[1] Liviuata BUdisan, Diana Gulei, Oana M Zanoaga, Dietary Interventation by Phytochemicals and their Role in Modulating Coding and Non-coding Genes in Cancer ; INT J Mol Sci. 2017 Jun 1 ; 18(6) :1178.

[2] Christine A. Houghton, Sulforaphane : Its « Coming of Age » as a Clinically Relevant Nutraceutical in the Prevention and Treatment of Chronic Disease. Oxid Med Cell Longev. 2019 ; 2716870

[3] Andrea Tarozzi, Cristina Angeloni, Marco Malaguti. Sulforaphane as a Potential protective Phytochemical agaisnt Neurodegenerative Diseases ; Oxid Med Cell Longev.2013 ;2013 :415078

[4] Nicole Johnson, Sulforaphane halts breast cancer Cell Growth, Drug Discov Today. 2004 Nov 1 ;9(21) :908.

[5] Ella Katz, Sophia Nisani, Daniel Chamovitz. Indole-3-Carbinol : A plant Hormone combatting cancer


Comment le stress et l'inflammation contribuent-ils aux pathologies dites de civilisation ?

Comment le stress et l’inflammation contribuent-ils aux pathologies dites de civilisation ?

La relation entre le stress et l'inflammation a été étudiée au cours des 10 dernières années mettant en avant l’inflammation dans la pathogenèse de nombreuses maladies chroniques.

En fait, 75 à 90 % des maladies sont liées en partie au stress et à l'inflammation, y compris les pathologies cardiovasculaires, les troubles métaboliques et les troubles neurodégénératifs[1].

Alors que la modernisation a considérablement augmenté la durée de vie, elle a également modifié radicalement les types de stress, entraînant des troubles de l’homéostasie (équilibre) générale.

Comment réagissons-nous au stress ?

La réponse biologique de stress se propage dans tout le corps entraînant la libération de neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine et autre peptides « CRH » un facteur qui permet une augmentation de la vigilance et du traitement des informations reçues qui conduisent au choix de stratégies optimales pour faire face à l’agent stresseur.

A son tour, « l’ATCH » va stimuler la synthèse et la libération d’hormones glucocorticoïdes (cortisol) à partir des glandes surrénales.

Ensemble, le cortisol et les catécholamines libérées (Dopamine entre autres) vont agir en augmentant le tonus vasculaire, la pression artérielle et la fréquence respiratoire : Allez-vous fuir ou rester pour vous battre ? (Fuite ou combat)

Par ailleurs, la digestion, la croissance et la reproduction sont des fonctions très coûteuses en énergie et elles seront transitoirement inhibées. (Troubles de la digestion, ballonnements, douleurs, spasmes, problèmes de fertilité, aménorrhées secondaires)

Ces modifications biologiques qui nous permettent de réagir efficacement à un stress ne doivent cependant pas perdurer dans le temps pour ne pas affecter l’équilibre général.

Ces hormones ainsi libérées, agissent notamment sur notre cerveau pour éteindre les réponses au stress et retrouver l’homéostasie afin que notre corps soit prêt à faire face à un stress similaire.

Le terme de stress est passé dans le langage commun et souvent invoqué comme responsables de diverses maladies.

Un stress chronique est associé entre autres, à un risque accru de développer :

  • La dépression,
  • L’athérosclérose,
  • Les MAI
  • La mauvaise cicatrisation des plaies,
  • La NASH ... ETC.

Comme mentionné précédemment, le cortisol est libéré par nos surrénales pour faire face à un stress. Selon une étude, la simple notion selon laquelle le stress chronique agirait sur le taux de cortisol circulant deviendrait moins évidente. Ce qui semble importer le plus, serait la manière dont les tissus cibles réagissent à cette hormone (le cortisol), plutôt que le taux de cortisol en soi.

Ce qui laisse sous-entendre que les examens de Cortisolémie à jeun ne seraient pas intéressants pour l’évaluation d’un stress chronique mais plus à même de dépister une anomalie de sécrétion surrénalienne…

Pour faire simple, le stress agiraient sur les récepteurs des glucocorticoïdes, qui entraîneraient une incapacité à réguler la réponse inflammatoire → le stress chronique entraînerait une résistance aux récepteurs des glucocorticoïdes.

La régulation de l’inflammation est sous le contrôle de l’axe, hypothalamus-hypophysaire-surrénalien HPS, et le stress perturbe la réponse de cet axe. Les niveaux de cortisol urinaires ne joueraient aucun rôle dans ce processus[2].

Les causes ?

Il a été démontré que les événements traumatiques ou stressants de la petite enfance étaient liés à une augmentation des risques cardiovasculaires chez la femme. Le stress au travail, le manque de sommeil, les troubles émotionnels ont quant à eux été corrélés aux pathologies CV chez l’adulte.

En naturopathie, adopter une vision holistique de la santé, nous permet de comprendre les facteurs qui ont pu avoir un impact sur la santé physique et mentale de notre patient.

De même, le stress oxydatif a une répercussion importante sur les MICI (Maladies Inflammatoires chroniques de l’intestin, telles que la RCH (Rectocolite Hémorragique) ou la maladie de Crohn.

Tout comme les pathologies dont je viens de parler, le stress, le tabagisme, l’alimentation participent également au développement des MICI (maladie inflammatoire de l’intestin) entraînant une homéostasie (équilibre) intestinale perturbée et une réponse inflammatoire déséquilibrée ou exagérée. Cependant les mécanismes par lesquels ce déséquilibre contribue à déclencher et à perpétuer l'inflammation et les dommages intestinaux ne sont pas entièrement connus.

Comment les thérapeutes de médecine fonctionnelle peuvent-ils cibler les facteurs de stress et les conseils qui peuvent améliorer la santé de leurs patients ?

Là est la question !

Exercice physique : De plus en plus de preuves indiquent les effets bénéfiques de l’exercice physique régulier dans la prévention et l’amélioration des troubles psychologiques ou métaboliques provoqués par le stress chronique[3].

De nombreuses études font le lien entre Yoga, méditation et amélioration du vieillissement cellulaire associé au stress oxydant et aux maladies de civilisation comme la dépression et les pathologies mentionnées ci-dessus.

Le yoga et la méditation pour les plus érudits dans ce domaine, modifieraient à la baisse les taux de 8OHdG, ROS, cortisol et IL-6 (Marqueur du stress oxydant et cytokines/molécules pro-inflammatoires) et augmenteraient le taux de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor – Protéine/neurogenèse - Voir articles sur ce site) et de sirtuine-1 (SIRT1-Facteur de longévité)[4].

Des outils tels que la chronologie des signes avant-coureurs, les causes, aident à identifier les domaines de vie où le stress peut être problématique et conseiller en première intention une approche axée sur la gestion du stress.

Par ailleurs, les études faisant le lien entre microbiote, hormones du stress et la fonction intestinale abondent. La communication bidirectionnelle le long de l’axe intestin-cerveau implique de nombreux systèmes incluant :

  • Le système endocrinien et organique,
  • Le système immunitaire
  • Le système nerveux central et entérique (intestinal)

Nous avons tous plus ou moins présentés des symptômes neurologiques après des troubles gastro-intestinaux. Et à l’inverse, le stress psychologique peut avoir eu un impact négatif sur l’équilibre de notre microbiote et la fonction gastro-intestinale. Un stress qui va influer négativement sur la barrière intestinale (protection) et la sécrétion de molécules pro-inflammatoires[5].

Identifier par la biologie préventive les déséquilibres du microbiote intestinal, permet au praticien de médecine fonctionnelle de recréer un écosystème sain dans l’intestin et de retrouver un bien-être psychologique et/ou physique optimal.

Le rôle du stress en résumé :

Le rôle du stress dans l’inflammation, la santé cardiovasculaire, la dépression, les troubles digestifs est important avec :

  • Une augmentation du cortisol et la résistance au cortisol.
  • Une inflammation et des troubles métaboliques, avec une augmentation de la glycémie, de l’hypertension et des risques CV.
  • Le stress n’a pas qu’un rôle négatif sur le système hormonal mais également sur notre processus métabolique en stimulant le système sympathique.
  • L’inflammation résulte entre autres d’une alimentation pro-inflammatoire, d’infections occultes ou d’autres facteurs qui modifient l’équilibre de notre microbiote.

Nous devons travailler avec la ou les causes profondes sous-jacentes en débutant par se poser les bonnes questions :

  1. Comment décoder le stress et quelles approchent pouvons-nous proposer ?
  2. Comment prenons-nous en charge l’inflammation ?

Non seulement travailler pour réduire l’inflammation mais avant tout trouver la cause profonde de cette inflammation avec une anamnèse précise, chronologique, associée si possible à un bilan d’investigation préventive (Bilan sanguin et autres).

Le stress et l'inflammation sont deux facteurs critiques que nous devons inclure dans toute évaluation et traitement des patients atteints de maladies cardio-métaboliques, ainsi que de maladies cardiovasculaires auxquelles je rajouterai les troubles ci-dessus mentionnés : Les atteintes neuropsychiques (Dépression, anxiété) et les MAI (maladies auto-immunes).

Les approches diffèrent d’un patient à l’autre. En passant par la santé du microbiote, la gestion du stress (Hypnose, relaxation, respiration, coaching de développement personnel) et la prise en charge de l’inflammation.

Les plantes adaptogènes font souvent partie intégrante du traitement, elles possèdent une action normalisatrice soit un effet régulateur et équilibrant sur l'organisme :

  • Rhodiola Rosea : Atténue l’anxiété et la dépression, stimule les fonctions cognitives en situation de stress et de fatigue et augmente la résistance au stress
  • Ginseng : Tonifie l'organisme, stimule la mémoire, reconnue pour son effet tonique général
  • Eleuthérocoque : Antistress, tonifie l'organisme, active la récupération en cas de fatigue, stimule le système immunitaire, atténue le surmenage intellectuel et optimise la période de convalescence
  • Ashwagandha : Très utilisée dans la médecine ayurvédique, elle renforce l’organisme et l’aide à récupérer tant sur le plan psychique que physique. Elle réduit l’anxiété et le stress et soulage les troubles du sommeil
  • Maca : Aux propriétés stimulantes et énergisantes. Redonne de l’énergie, améliore la résistance physique. Aide à lutter contre la fatigue, module l’humeur, reconnus pour ses effets aphrodisiaques.
  • Et les précurseurs des neuromédiateurs (sérotonine, dopamine etc.) : Fer, zinc, vit B, Magnésium etc.

Les traitements antiinflammatoires :

  • Boswellia : L'anti-inflammatoire naturel de la médecine ayurvédique sans les effets secondaires de certains AINS
  • Curcumine : La médecine traditionnelle indienne et chinoise lui prête des vertus thérapeutiques contre une grande diversité d’affections. Le rhizome de curcuma contient un ensemble de substances, les curcuminoïdes, dont la curcumine est la plus abondante. Puissant anti-inflammatoire contre les maladies chroniques. Les propriétés anti-inflammatoires de la curcumine ont fait l’objet de centaines d’études.
  • Gingembre : Le gingembre (Zingiber officinale) contient des substances proches des curcuminoïdes (Curcuma), les gingérolsil qui module à la baisse l’inflammation chronique, possède un fort pouvoir antioxydant. Stimule la sécrétion de bile et d’enzymes digestives.

La prise en charge de la santé intestinale :

Digestion haute et basse avec diverses recommandations en fonction des troubles identifiés ou selon diagnostic de votre médecin référent.

L’amélioration du sommeil :

Mélisse, valériane, passiflore, Eschscholtzia, Vit B12 (Méthylation de sérotonine en mélatonine – Défaut d’acidité gastrique).

Laurence Fuhrmann - Rendez-vous Doctolib en Cabinet ou en Visio

[1] Front.Hum.Neurosci., 20 June 2017. Yun-Zi Liu, Laboratory of stress medicine, Faculty of Psychology and Mental health.

[2] Research Article – Psychological and Cognitive Sciences. Sheldon Cohen, April 2, 2012, 109(16)

[3]  Tsatsoulis A, Fountoulakis S. The protective role of exercise on stress system dysregulation and comorbidities. Ann N Y Acad Sci. 2006;1083:196-213.

[4] Tolahunase M, Sagar R, Dada R. Impact of yoga and meditation on cellular aging in apparently healthy individuals: a prospective, open-label single-arm exploratory study. Oxid Med Cell Longev. 2017;2017:7928981

[5] Panduro A, Rivera-Iñiguez I, Sepulveda-Villegas M, Roman S. Genes, emotions, and gut microbiota: the next frontier for the gastroenterologist. World J Gastroenterol. 2017;23(17):3030-3042.


Comment rappeler à vos proches que vous les aimez 

Comment rappeler à vos proches que vous les aimez !

La Saint Valentin approche et c’est le moment de répandre un peu d’amour ou de bienveillance autour de vous !

Et pourquoi limiter cet élan à votre partenaire ?

Célibataire ou en couple, voici des manières simples de montrer aux personnes de votre vie que vous les aimez !

Amis, voisins, en passant par vos collègues de travail, le personnel soignant ou d’entretien sans nos compagnons animaux !

A mon Médor ou animal favori

Un nonos ou une friandise au bord de la cheminée !

Envoyez une carte 

Qui a dit que les cartes de la St Valentin étaient réservées uniquement aux amoureux ?

Achetez des fleurs 

Une fleur particulière, une plante verte ? Et quelles sont ses favorites ?

Envoyez un mémo vocal 

Juste un message virtuel, le fait d’entendre votre voix peut faire des merveilles… Juste quelques secondes pour leur dire « je vous aime » !

Prenez soin d’une corvée ménagère  

Votre coloc n’aime pas faire la vaisselle, la voiture de votre ami(e) ou votre mère nécessite un coup de karcher, les papiers à classer de votre collègue ?

Un cadeau rendez-vous santé ?

Vous vous souciez de la santé d'un ami, d'un collègue ou d'un proche ? Proposez-lui un rendez-vous santé ; Introduction à la naturopathie/Doctolib (petit prix 30€/30 minutes sur ce site)

Trop souvent nous oublions de rappeler au gens dans nos vies combien ils comptent pour nous, romantique ou pas alors, le jour V, démontrez leur que vous les appréciez vraiment.

Et à vous-même 

Prenez soin de vous et créer de l’espace et du temps pour méditer, écrire un journal, vous faire un resto ou vous offrir des fleurs, un bon massage ou squatter un café avec un bon livre ! Il est important de découvrir ce dont vous avez besoin pour vous sentir unique, confiante et heureuse !

Happy Saint Valentine’s Day

Laurence Fuhrmann – Coach de développement personnel


La médecine fonctionnelle et nutritionnelle

Vous cherchez la ou les causes profondes de vos troubles ?

Qu'est-ce que la médecine fonctionnelle (MF) ?

La médecine fonctionnelle est une approche systémique qui détermine comment et pourquoi la maladie survient chez un individu et cherche à traiter les causes profondes des troubles rapportés en consultation.

La MF détermine comment et pourquoi la maladie survient et tente de rétablir la santé en s'attaquant aux causes profondes de la maladie pour chaque individu.

Le modèle de la médecine fonctionnelle est :

  1. Individualisé et centré sur le patient (Profil génétique et épigénétique d’un individu)
  2. Prédictive et basée sur la science (Biologie préventive, exploration, analyses)
  3. Préventive (se concentrer sur le mieux-être et non sur la maladie)
  4. Participative (Empowerment du patient, le rendre responsable)

La médecine fonctionnelle permet aux patients et aux praticiens de travailler ensemble pour traiter les causes sous-jacentes de la maladie et promouvoir un bien-être optimal

Cela nécessite une compréhension détaillée des facteurs génétiques, biochimiques, liés au mode de vie de chaque patient et exploite ces données pour orienter un plan de traitement personnalisé qui conduit à de meilleurs résultats pour les patients.

Une parenthèse sur l’épigénétique :

Notre environnement et notre mode de vie peuvent perturber le fonctionnement de nos gènes.  Aujourd'hui, une grande majorité de maladies sont reliés à des mécanismes épigénétiques, y compris la plus part des cancers, des troubles cognitifs et des maladies respiratoires. Les pathologies cardiovasculaires, reproductives, auto-immunes et comportementales viennent compléter ces mécanismes.

De nombreux agents environnementaux modifient l’activité de nos gènes (sans changer la séquence d’ADN) : les métaux lourds, les pesticides, les gaz d'échappement diesel, la fumée de tabac, les hormones, la radioactivité, les virus, les bactéries et l’alimentation de base.

Les processus épigénétiques sont naturels et essentiels à de nombreuses fonctions de l'organisme, mais leurs activités inappropriés peut avoir des effets néfastes sur notre santé et notre comportement.

La médecine conventionnelle ?

Elle cherche à segmenter les différentes parties du corps d’un individu mais comme mentionné par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité… La santé est prise en compte dans sa globalité, associée à la notion de bien-être ».  

La prise en charge en médecine fonctionnelle   

Dans la pratique, nous utilisons des procédés d’investigations spécifiques enseignés en faculté.

La fiche de chronologie en médecine fonctionnelle est un outil pour organiser les antécédents médicaux, les événements de la vie ou déclencheurs de pathologies chez un individu.

Les informations rapportées chronologiquement révèlent souvent des tournants historiques dans la santé des patients.

Ces divers outils permettent de saisir toute la complexité des affections chroniques et sans ces procédés ou formation spécifique, il est facile de se perdre dans un mélange de données rapportées par les patients :

  • Les bilans biologiques
  • Les traitements en cours
  • Les comptes rendus de spécialistes
  • Les antécédents
  • Tous les changements que traverse le patient ...

La consultation en médecine fonctionnelle

La consultation en médecine fonctionnelle engendre un véritable partenariat entre le patient et le thérapeute prenant en compte les antécédents familiaux et personnel. Elle peut durer plus d’une heure.

L’état mental et émotionnel du patient est primordial pour prioriser les étapes de la prise en charge et avant d’initier une évaluation plus poussée avec :

  • Une évaluation plus approfondie (bilan biologique en médecine préventive)
  • Eduquer le patient à un type d’intervention thérapeutique incluant l’hygiène vitale, l’alimentation, la gestion du stress et/ou une supplémentation
  • Référer si nécessaire le patient à des soins complémentaires : Diététiciens, ostéopathes, psychologues ou autres spécialistes

L’évaluation en médecine fonctionnelle

L’évaluation de l’efficacité de l'approche thérapeutique et des résultats « cliniques » sont importants afin d’ajuster, cibler les traitements ou conseils, en fonction des résultats des bilans spécifiques et après quelques semaines de traitement.

Les étapes et le rôle clé du praticien formé en MF :

  • Optimisez la relation thérapeutique avec des questionnaires, des informations pertinentes
  • Organiser toutes les informations recueillies
  • Partager, retranscrire l’histoire du patient
  • Conseiller ou recommander d’autres tests
  • Initier les premières recommandations en hygiène vitale, des conseils alimentaires en première intention et référer ci besoin le patient à des personnes compétentes et

Déterminer les progrès, ajuster → que devons-nous améliorer ?

Le but de la visite initiale

Le but de la visite initiale est d’établir le déséquilibre principal du patient.

  • Par quoi devons-nous commencer ?
  • Exemple : L’intestin ?
  • Il y a-t-il d’autres paramètres qui méritent également notre attention ?

Le sommeil, l’alimentation, la relaxation, la gestion du stress et les problèmes relationnels ont explosés ces dernières années...

 La médecine fonctionnelle pour le patient

Cette approche permet au patient de reconnaitre ses besoins, les changements qu’il doit mettre en place pour lui-même →

  • Les patients ne veulent plus être passifs !
  • L’observance du traitement dépend du patient mais aussi son état d’esprit et de sa motivation
  • Respecter sa personnalité, son intuition et son état psycho-émotionnel
  • Accompagné, écouter, soutenir

Ce n’est pas seulement à nous thérapeute, de réparer les malades !

Les facteurs psycho-neuro-endocriniens

Ces facteurs jouent un rôle majeur dans la santé et la maladie. La FM utilise trois points principaux pour évaluer ces facteurs.

  • Mental
  • Emotionnel
  • Spirituel (sens et but de la vie)

La prise en charge doit être autant que possible « positive » !

Autres évaluations en médecine fonctionnelle

  • La digestion, système d’assimilation, l’intestin (perméabilité, dysbiose)
  • Les défenses immunitaires (infection, inflammation, microbiote)
  • L’énergie (dépression, fatigue chronique, fonction mitochondriale)
  • Le système ostéoarticulaire
  • Le système endocrinien et hormonal (neurotransmission etc.)
  • Les voies d’élimination (émonctoires, foie, vessie, rein, poumons)
  • Le système cardiovasculaire et lymphatique etc.

 Et pour résumer :

La santé n’est pas l’absence de maladie, mais plutôt sa prévention.

La médecine fonctionnelle s’intéresse aux causes des maladies plutôt que de traiter les symptômes. Mais l’un n’empêche pas l’autre.

 

 

Laurence Fuhrmann Naturopathe – DUE Micronutrition Alimentation et santé – Faculté Paris Descartes – DU Phytothérapie

RDV Doctolib Brignais/Tassin et en Visio


Stress, fatigue, irritabilité? Et si c'était le Magnésium

Magnésium ?

C’est un cofacteur indispensable au bon fonctionnement du système nerveux.

La carence en magnésium peut modifier la réponse physiologique au stress

Du point de vue de la neurobiologie, le stress est un système adaptatif qui évalue et interagit en permanence physiquement, physiologiquement ou socialement avec l'environnement. Lorsque ce système est en surcharge, des résultats négatifs sur la santé peuvent en résulter.[1]

Le magnésium est un nutriment fondamental reconnu par de nombreuses études et la carence en magnésium est une affection courante dans notre population.

Les carences entraînent :

  • De la fatigue
  • De l’irritabilité
  • Une légère anxiété et nervosité
  • Un manque d’énergie
  • Une faiblesse musculaire et/ou des crampes
  • Des troubles du sommeil
  • Un mal de tête etc.

Le rôle du magnésium sur la réponse au stress permet de la réguler. Il agit notamment sur plus de 300 réactions enzymatiques comprenant la régulation des voies métaboliques, la transmission neuronale, les fonctions neuromusculaires et la régulation du rythme cardiaque !

Le magnésium est principalement absorbé dans la partie distale de l’intestin grêle, il est alors stocké dans les os où il sert de réservoir pour maintenir l’équilibre.

Divers facteurs peuvent entraîner un déséquilibre en ce minéral :

  • La consommation de caféine en excès
  • Dépendance à l’alcool ou consommation excessive
  • L’utilisation de diurétiques, IPP et d’antibiotiques (Gentamicine)
  • Une alimentation riche en sodium, calcium ou protéines

Certain mode de vie :

  • Sport
  • Qualité et quantité de sommeil
  • Stress chronique

Les besoins en magnésium sont aussi modifiés sur des individus en bonne santé tels que  (conditions physiologiques) :

  • La femme enceinte
  • La personne âgée
  • La ménopause

Des conditions pathologiques peuvent affecter son absorption tels que :

  • Diabète de type 2
  • Insuffisance rénale
  • Stress physiologique
  • MICI
  • Syndrome métabolique
  • Ostéoporose
  • Maladies cardiovasculaires etc.

Sources alimentaires : Des études ont démontré que l’apport alimentaire en Mg est souvent insuffisant.

  • Légumineuses
  • Céréales complètes
  • Les noix
  • Certaines eaux

Selon une enquête menée en Europe en 2016, l’apport alimentaire en Mg, notamment en France, n’excéderait pas les 263mg/jour et plus de deux tiers de la population française adulte auraient un apport insuffisant.

Les besoins estimés sont de 300mg par jour chez les femmes et 330mg par jour chez les hommes selon les pays. En France les apports recommandés sont augmentés à 420 mg chez les hommes et 360 mg chez les femmes

Comment optimiser son statut en magnésium ?

De nombreux compléments existent mais selon le type de Mg, ils sont plus ou moins bien tolérés au niveau gastro-intestinal : (diarrhées, douleurs, coliques)

Certaines formulations sont bien absorbées et présente une excellente tolérance gastro-intestinale : Telles que le glycérophosphate de magnésium.

Certains compléments ajoutent des vitamines telle que la vitamine B6 dont les besoins sont augmentés par le stress et la prise de contraceptifs. La vitamine B6 est également impliquée dans la synthèse ou fabrication de neurotransmetteurs modulants la réaction d’alarme du système nerveux.

Quels compléments que je vous recommande :

  • Nutrimag Duo poudre, ma préférence : Le plus riche en Mg éléments → 300mg de chez Bionutrics : Mg Bisglycinate 2500mg et glycérophosphate 900mg + Taurine et vitamine Groupe B.
  • Nutrimag de Bionutrics (sachet pratique) : 1 sachet apporte 1800mg de glycérophosphate de mg soit 200mg de magnésium élément + vitamines associées
  • Physiomance Magnésium B6 de Therascience : 150mg de Mg sous forme de glycérophosphate et Vit B6
  • Ergymag de Nutergia 300mg de Mg (Citrate, Bisglycinate, Mg Marin et vitamine Groupe B)
  • Oligomax Nutergia forme liquide : 56mg Mg pour 5ml mais associé à eau de mer, lithothamme, zinc, fer et cuivre etc.
  • Synergia D-Stress Booster sachet : glycérophosphate de Mg dont 200mg Mg élément et vitamines groupe B
  • Herbolistique Magoptimum: 300mg de Mg (Bisglycinate et citrate) et vitamines associées :
  • Enfants : Formag de Pilèje avec 100mg de Magnésium par stick associé à des vitamines (D, B6, Taurine) - Magnésium extrait de la Mer Morte, connue pour sa forte concentration en sels minéraux

Une autre manière de se complémenter en Mg de manière naturelle : Le lithothamne, algue marine riche en minéraux alcalins : Calcium, Magnésium. Convient à partir de 6 ans.

Précautions : Voie orale, respecter les doses recommandées de chaque laboratoire, en accord avec votre médecin prescripteur.

[1] Gisèle Pickering, Magnésium status and stress : The vicious Circle concept Revisited. Nutriments. Dec 2020 ;12(12) : 3672

 


Nuits agitées ? Des solutions existent 

Nuits agitées ? Des solutions existent 

Les troubles du sommeil peuvent débuter pour tout un nombre de raisons et notamment le stress.

Des troubles souvent caractérisés par :

  • Des troubles à l’endormissement
  • Le « Petit vélo »
  • Des levers nocturnes et difficultés à se rendormir
  • Un sommeil agité
  • Une fatigue matinale
  • L’esprit Groggy et frustré

D’autres facteurs peuvent aggraver le sommeil :

  1. Les médias sociaux (écran)
  2. Des troubles sérotoninergiques (hormone de l’apaisement)
  3. Une relation au sommeil perturbée (routine)
  4. Une alimentation anarchique ne permettant pas la fabrication de neurotransmetteurs importants dans l’induction du sommeil

Des compléments peuvent bien entendu vous aider à vous apaiser et à ressentir un calme....que votre corps n’avait pas ressenti depuis 2019 !?

En outre, pour améliorer la qualité de votre sommeil ou soutenir le rythme circadien, il est important de respecter certains points pertinents :

  • Optimiser la synthèse de la sérotonine, qui est le cofacteur de la mélatonine, hormone du sommeil
  • Prendre en charge une possible dysbiose intestinale, qui peut avoir un impact sur votre cerveau
  • Vérifier votre taux de vitamine B12, qui permet de méthyler la sérotonine en mélatonine → Se soucier des troubles digestifs hauts (reflux, IPP, troubles de la digestion, stress excessif peuvent entraîner une carence en B12)
  • La mélatonine, le tryptophane, le magnésium, GABA et des plantes telles que la valériane, la passiflore, la mélisse peuvent contribuer à apporter un meilleur état général pour un sommeil plus sain.
  • Et enfin respecter certains paramètres notamment alimentaires pour optimiser la fabrication des hormones du sommeil. (chronobiologie) : Avec entre autre, privilégiez une alimentation végétarienne le soir et protéique le matin (œuf, jambon, porridge).
  • Bien mastiquer et se coucher 2 heures au moins après le repas du soir.
  • Ayez un horaire veille/sommeil cohérent
  • L’exercice physique favorise un sommeil de qualité

Bien entendu, la prise de compléments doit être individualisée ou personnalisée.

Le rythme circadien ?

Chaque nuit, lorsque nous dormons, nous passons par 4 étapes de sommeil.

Etape 1 : Vous commencez à vous assoupir

Etape 2 : Le moment où vous passez la majeure partie de votre nuit (préparation au sommeil profond) ; la température baisse

Etape 3 : (sommeil lent ou profond) est essentielle soit près de 20 à 25% de notre temps de sommeil.

Etape 4 : Nous rêvons, nous rechargeons notre cerveau et nous classons nos souvenirs.

Pendant l’étape 3 :

  • La réparation cellulaire est optimisée
  • C’est l’état de la relaxation
  • La tension chute et votre cerveau évacue ses déchets
  • L’hormone de croissance GH est augmentée

Une consultation est conseillée si :

  • Vous êtes fatigué au réveil et pendant la journée
  • Vous avez un coup de pompe postprandial ou après les repas
  • Vous souhaitez une approche naturelle du sommeil
  • Vous avez des troubles du sommeil associés à des troubles d’épuisement au travail, une faible libido, un brouillard cérébral, dépression et anxiété.
  • Vous avez des troubles de la concentration et de la mémorisation associés ou pas à des troubles digestifs… etc.

RDV Doctolib